Description des sites selon un itinéraire nord-sud

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DIA.5 (JfEl-5)

Au nord-est, le site DIA.5, Taliruq, comprend de nombreuses structures de surface vraisemblablement du Néoesquimau subcontemporain et moderne. Caches et structures en encorbellement servant peut-être de postes de guet, voisinent avec des emplacements de tentes.

 

 

 

 

DIA.73 (JfEl-30), le site Gagnon

Juste au sud-ouest de DIA.5, le vaste site Gagnon, regroupe des établissements de toutes les périodes, depuis le Prédorsétien jusqu'à l'époque récente. Il a fait l'objet de fouilles limitées de structures dorsétiennes et prédorsétiennes dans le cadre du programme Tuvaaluk. (Bibeau, 1984).

 

DIA.18 (JfEl-14), le site Naudet

Plus au sud et le long de la côte est, DIA.18, découvert en 1968 par Françoise Naudet, est une sépulture néoesquimaude ancienne, fouillée cette année là (Hartweg et Plumet, 1974).

 

DIA.42 (JfEl-23)

Au nord-ouest, DIA.42 occupe la partie basse et moyenne, jusqu'à 26 m d'altitude, d'une longue série de plages soulevées constituées de galets recouverts de mousse et d'herbe ou, pour les plus basses, seulement de lichen. Des structures secondaires de creusement, ainsi que, nettement plus loin, deux structures principales de surface, sont visibles sur ces plages jusqu'à celle de 26 m d'altitude. Elles sont recouvertes de la même végétation que les alentours. Les blocs dont elles sont constituées sont couverts de lichen noir, ce qui, s'ajoutant à l'altitude, semble attester une grande ancienneté. Près de la mer, d'autres structures de surface sont visiblement des caches récentes à proximité d'emplacements de camps.

 

DIA.41 (JfEl-22)

En remontant vers le sud-est cette série de plages reliques, on rencontre, au-delà de 40 m d'altitude, le site DIA.41. On peut y voir un mur d'affût

près d'un petit étang, à 55 m d'altitude, et, un peu plus bas, quelques affûts individuels qui se font face. Aucune structure d'habitation n'a été observée.

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DIA.2 (JfEl-2), Les Trois Caïrns

En poursuivant toujours plus haut vers le sud-est, on arrive aux grands cairns-balises du site DIA.2. Ils se dressent dans un champ de bloc recouvrant le sommet et sont entourés de nombreuses structures secondaires aménagées dans ces blocs, tous recouverts du même lichen noir: affûts individuels, pièges à renard, peut-être des blocs ayant servi à maintenir la couverture d'un abri de fortune près du plus grand cairn.

 

 

DIA.27 (JfEl-17),Qikirtaaluk

Enfin, le long d'un cran rocheux au dessus du rivage ouest, le site DIA.27 comprend quelques emplacements de tentes, marqués par des pierres de charge espacées, et quelques structures secondaires de creusement entourées d'un bourrelet, sans doute des caches, qui ne remontent guère au-delà de la période subcontemporaine.

 

Tous les sites précédents sont au nord des deux longues séries de plages soulevées qui traversent l'île d'est en ouest. La série Est et les rochers qui la surplombent légèrement au sud constituent le site Cordeau (DIA.1), et la série Ouest le site du Couchant (DIA.3). Ces séries de plages ont fait l'objet des recherches de Claude Hillaire-Marcel au début de Tuvaaluk [LIEN AVEC LA SÉRIE PANORAMIQUE DÉJÀ UTILISÉE: R-DIA...-Pano.ser.plage dia O, S, E] (Gray et al., 1980).

 

DIA.1 (JfEl-1), le site Cordeau

Des structures à peine discernables avant la fouille occupent, entre 20 m et 14 m, les plus hautes plages du site DIA.1 autour de petits étangs alimentés par la fonte de congères.

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Les fouilles ont montré que ces structures témoignaient d'occupations prédorsétiennes. D'autres sont sur les plages moyennes, entre 14 m et 10 m, les unes délimitées par de grands blocs sur chant, bien visibles, les autres occultées par une mince couche de tourbe. Les sondages effectués en 1979 permettent de penser qu'elles correspondent à des occupations du Dorsétien ancien ou moyen (Desrosiers, 1986; Plumet 1994). Enfin, les bassses plages regroupent, autour d'un petit étang, une demi douzaine de structures d'habitations, dont une petite maison longue, témoignant d'établissements du Dorsétien récent qui ont été fouillés en 1968, 1970, 1973 et 1976 (Plumet, 1994).

 

Le site Cordeau (DIA.1): MENU

DIA.1-A, la maison longue

DIA.1-B

DIA.1-E

 

DIA.3 (JfEl-3), le site du Couchant

La série de plages Ouest constitue le site DIA.3, d'où l'équipe de Tuvaaluk allait souvent admirer les longs couchers de soleil. Elle n'a révélé de traces d'occupation que sur les plus basses plages, à 6 m d'altitude: au sud, deux structures en encorbellement qui ne paraissent guère très anciennes, sans doute un piège à renard ou peut-être un abri pour le guet, quelques caches et un emplacement de tente; au nord, quelques structures secondaires de creusement et une boîte délimitée par quatre dalles enfoncées verticalement dans la plage (20 cm de côté et 17 cm de profondeur). Par contre, dans un champ de blocs glaciels dominant au sud la série de plages, à 17 m au-dessus des plus haute eaux, une cinquantaine de structures principales ont été dénombrées, dont certaines présentent un aménagement axial. Elles sont peu visibles car les blocs dont elles sont constituées se distinguent mal de ceux du substrat, mais nullement équivoques.

Les fouilles limitées, effectuées en 1979, ont confirmé une occupation remontant au Paloesquimau inférieur (Plumet 1994).

 

L'extrémité sud de l'île a été divisée en trois sites: DIA.17, 15 et 4.

 

DIA.17 (JfEl-14)

La partie ouest de DIA.17, sous les cordons de plages reliques, est occupée par le socle de gneiss granitique et des champs de blocs. On y trouve des fosses et des caches, mais aussi plusieurs structures en encorbellement et au moins deux pièges à renard. Vers l'est et sur les plages les plus proches du rivage, une dizaine d'emplacements de tentes et quelques caches sont plus ou moins alignés Dans leur prolongement sud-est, à côté d'un piège à renard, un amoncellement de gros blocs pourrait indiquer l'emplacement d'une ancienne habitation en dalles sur chant et en tourbe. Au nord, vers le sommet des plages et dans les champs de blocs deux mur d'affût

bien identifiés comme tels par les Inuit, sont orientés en sens opposés. Chacun d'eux est contigu à un affût individuel. Ces structures sont en bordure d'un sentier qui se poursuit avec plus de netteté à l'est, c'est-à-dire au nord de DIA.15. Il s'évanouit sur les rochers, mais reparaît en direction nord dans le site DIA.4. De là il est possible de le suivre presque sans interruption jusqu'au nord de DIA.1. Il conduit directement aux structures des hautes plages du site Cordeau puis oblique vers le bassin de fonte de la congère, le seul qui, au cours de nos séjours, n'a jamais été asséché.

 

DIA.15 (JfEl-12)

DIA.15 regroupe une quinzaine de structures principales, des structures secondaires (caches, fosses, une boite en pierres de chant enfoncées dans le sable, un piège à renard, d'une part alignées en bordure Est de la série de plages, à différents niveaux, d'autre part en quelques concentrations sur le rocher ou dans les espaces sédimentaires entre les affleurements. Près de la boite, une structure en grandes dalles métriques était recouverte de sable et de graminées. La fouille effectuée en 1976 a révélé une habitation paléoesquimaude apparemment inachevée dont l'aménagement axial était intact.Aucune couche d'occupation n'y fut décelée dans le sable fin, sec et homogène. Aucun objet n'y fut trouvé. Deux autres structures apparemment analogues, à proximité d'emplacements de tentes plus ou moins perceptibles sous les lichens, témoignent sans doute d'occupations paléoesquimaudes de différentes périodes. Au nord du site, une structure principale de surface est isolée sur l'une des plus hautes plages. Plus à l'est et au nord-est s'étend le site Tuvaaluk (DIA.4)