Missud, A., A.-M. Parisot et S. Villeneuve (2008) «La formation et l'évaluation des interprètes visuels au Québec», Acfas, Québec, mai.

L'interprétation visuelle représente l'acte de traduire simultanément une langue des signes et une langue orale. On y inclut aussi la translittération, aussi appelée interprétation orale. En dépit des besoins de plus en plus importants de services d'interprétation pour les personnes sourdes et malentendantes (CQDA, 2004) et malgré les impacts documentés de l'interprétation sur les apprentissages en milieu scolaire (Winston et al., 2004), il n'existe présentement au Québec aucune formation officiellement reconnue par les ministères qui gèrent les services d'interprétation (MSSS et MELS). Suite aux enquêtes recommandant la reconnaissance d'une formation (Clermont, 1988 ; Madore, 1998), nous présenterons dans cette communication les résultats d'un recensement (2006-2007) mené auprès de l'ensemble des interprètes québécois (n=263) sur la perception de la formation souhaitée. Les données extraites du recensement nous ont permis de dresser un portrait inédit de cette profession marginale, bien qu'ayant un rôle essentiel dans la transmission des savoirs et de la communication. L'analyse statistique qualitative des réponses sera présentée en 5 parties : le portrait démographique, les caractéristiques d'emploi, les perceptions sur la formation reçue et souhaitée -structure et contenus- (ces résultats seront comparés avec l'analyse de 122 programmes nord-américains et européens) et finalement, le processus de l'évaluation professionnelle.