[ M5T5S4 ]
RAMSÈS III CONTRE
LES PEUPLES DE LA MER (an 8)

NOTES:
  • Inscription datant de l'an 8 de Ramsès III, XXe dynastie.
  • Un inscription tirée de sa tombe (no. 157, Thèbes-ouest).
  • Traduction de Claire Lalouette, L'EMPIRE DES RAMSÈS. Fayard, Paris 1985, pp. 309-310.


Aucun pays n’avait pu se maintenir devant leurs bras, depuis le Hatti, Karkémish, l’Arzawa (...).

On établit un camp en un lieu unique, le pays d’Amourrou. (...) L’ensemble (de ces peuples) comprenaient les Philistins, les Tekker, les Sicules, les Dananéens, les Oua-shasha. Tous ces peuples étaient rassemblés, leurs mains sur les pays, jusqu’au cercle de la terre. Leurs coeurs étaient confiants et assurés (à dire): « Nos desseins réussiront ! » Mais le coeur de ce dieu, le roi des dieux, était prêt à les piéger comme des volailles ; alors il donna la force à son fils Ramsès.

(...)

J’ai organisé ma frontière (à la limite de) la Phénicie, préparant, pour les affronter, les princes locaux, les commandants de garnisons, les maryanou. J’ai fait que les bouches du Nil soient équipées, constituant ainsi une muraille puissante, avec des bateaux et des navires de guerre, pourvus de la proue à la poupe de guerriers vaillants, chargés de leurs armes. Les fantassins d’élite du Pays bien-aimé sont comme des lions rugissant sur les montagnes. Les charriers sont des coureurs, des hommes entraînés, de bons conducteurs de char ; leurs chevaux, déjà, tremblent de tous leurs membres, prêts à écraser de leurs sabots les pays étrangers.

Moi, je suis Montou, le vaillant, fermement établi à leur tête, de sorte qu’ils puissent voir ce que capturent mes deux mains, le roi de Haute et de Basse Égypte Ousèr-Maât-Rê-aimé-d’Amon, le fils de Rê, Ramsès, régent d’Héliopolis. Moi, je suis celui qui agit, l’intrépide, conscient de sa force, le héros qui sauve son armée le jour du combat. »



- FIN DU TEXTE -